18 ans après la tuerie de La Cantuta, le verdict vient de tomber : les 9 étudiants et leur professeur, abattus par des membres du Grupo Colina n’étaient pas impliqués dans l’attentat de Tarata.
L’histoire remonte au 16 juillet 1992. Deux voitures explosent rue Tarata, dans le quartier résidentiel de Miraflores. 21 personnes sont tuées et plus de 150 blessées. L’attentat, impressionnant, est attribué au sentier lumineux. En représailles, un escadron de la mort soutenu par le gouvernement, assassine deux jours plus tard 9 étudiants de l’université de la Cantuta : ils seraient responsables de la tuerie de Tarata.
Dix-huit ans plus tard, la justice vient de reconnaître que les universitaires n’étaient pas impliqués dans l’attentat. La voiture piégée aurait en fait été garée dans la rue Tarata par une sendériste, Carmen Ortega Segundo surnommée camarade Rosa.

Raida Condor, la mère d'un étudiant de l'université de la Cantuta, porte une photo de son fils assassiné lors d'une marche en 2008
Pour la première fois depuis 1992, les Péruviens ont rendu un hommage conjoint aux victimes de la Cantuta et de la rue Tarata. Ils ont prié puis ont observé une minute de silence.
Pour en savoir plus sur l’attentat de Tarata, je vous invite à voir le film de Fabrizio Aguilar et de Ana Roca Rey sorti l’an dernier au Pérou.

Publié le18 juillet 2010
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